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Billet du Coach #9 – Confinement : Lâcher prise, d'accord, mais sur quoi ?


Avril 2020 - J15 – Quinzième jour de confinement. Quinze jours que nous sommes privés de notre liberté d’aller et venir, de mener à bien nos projets, de voyager, de voir nos proches et nos amis. Toutefois, le confinement en soi n’est pas quelque chose d’inédit puisqu’il a été la solution lors des grandes épidémies de peste et de choléra au 18ème et 19ème siècles.

Ce qui est inédit en revanche, c’est que le confinement, que nous vivons actuellement, est planétaire. Notre ennemi est invisible et les armes pour le combattre ne sont pas encore disponibles. Situation sidérante et anxiogène et donc nombre d’experts, à longueur de media, nous conseillent de lâcher-prise.


Le lâcher-prise, c’est quoi ?

Le plus simplement du monde je dirais que le lâcher-prise c’est abandonner l’idée de vouloir tout contrôler. En effet, l’inverse du lâcher-prise c’est le contrôle. Le lâcher-prise c’est donc accepter ce que l’on ne peut pas changer, et cette idée est vieille de plus de 2000 ans. Marc Aurèle (Empereur de Rome) et Epictète (Philosophe grec) nous apprennent à distinguer d’une part, ce qui est dans notre sphère de contrôle et d’autre part, ce qui est en dehors de notre sphère de contrôle.

Tout ce que je ne contrôle pas, comme l’opinion des autres, la météo, les trains en retard, le coronavirus, il est préférable de l’accepter car je ne peux rien y faire. En revanche, ce que je contrôle ce sont mes pensées, mes interprétations, mes comportements.

Lâcher-prise sur quoi ?

Revenons au confinement obligatoire dû à la pandémie du coronavirus et à l’impact que cette situation a sur votre quotidien. La question à se poser est la suivante : « est-ce que j’ai le contrôle de la situation ? ». La réponse est « certainement pas », donc je reconnais que cette situation est hors de mon contrôle. A quoi bon alors consacrer une partie de mon énergie à résister, à pester contre ce virus, contre les décisions gouvernementales ou encore contre l’absence de vaccin à ce jour.

Donc je lâche prise sur ce qui ne dépend pas de moi, je reconnais qu’une grande partie des évènements de la vie sont hors de ma zone de contrôle. Et je me concentre sur la seule chose que je contrôle : mes actions.


Quelques pistes pour un lâcher-prise constructif :

Le confinement ne dépend pas de moi, en revanche ce que je choisis d’en faire dépend entièrement de moi :


1.    Je choisis mes PENSEES : « Nous sommes ce que nous pensons» disait Bouddha. Très simplement, si je pense « je déteste être contraint de rester chez moi, satané virus », l’émotion que je vais générer sera de la frustration ou de la colère et donc mon comportement sera (par ex) de crier sur les enfants ou mon conjoint, ce qui est loin d’être constructif ou apaisant. En revanche si ma pensée du matin est « en fait je n’ai jamais eu autant de temps pour moi et ma famille », cette pensée va créer une émotion, comme le plaisir ou l’entrain, et donc je vais agir pour mettre ce temps à profit. « Que l’on se croit capable ou incapable de faire quelque chose, on a toujours raison » dit une vieille maxime. C’est un point fondamental.


2.   Je fais preuve de DISCERNEMENT : je trie les informations que j’écoute et j’évite d’alimenter le problème, en ressassant, blâmant, ruminant les informations anxiogènes ou non vérifiées. Au contraire, je me positionne comme faisant partie de la solution, je respecte le confinement, je relais des informations positives, je partage des idées, je prépare l’après crise.


3.   Je m’ADAPTE : Je fais appel à ma conscience pour mieux m’adapter :

·     Je manquais de temps : aujourd’hui je le structure, je me crée une routine, je reste en lien avec les autres (skyp’apéro, discussion Zoom). L’ennui peut être un excellent stimulant à la créativité, il n’est qu’à voir la quantité de blagues qui circulent.

·     Je me plaignais de la surconsommation : je me nourris différemment, plus sainement, avec des produits de proximité, je réfléchis à mon rapport à la consommation.

·     Je me révoltais contre la pollution et le réchauffement climatique : aujourd’hui le ciel est plus bleu, les cours d’eau sont plus clairs, l’air est plus pur. Notre Terre se porte mieux. Faut-il y voir un avertissement, un signe pour modifier notre rapport à la nature, un espoir dans notre lutte contre le réchauffement climatique ?


4.   Je cultive la GRATITUDE : gratitude envers moi-même (chaque matin et chaque soir je me félicite pour 3 choses que j’ai faites) ; gratitude envers les médecins, les chercheurs, les infirmier(e)s et aide-soignant(e)s ; gratitude envers tous les maillons de la chaine alimentaire partant des petits producteurs jusqu’aux caissier(e)s ; gratitude envers les bénévoles qui au travers des associations s’occupent des infortunés de la vie ; enfin gratitude envers la conscience collective, le respect des consignes malgré les difficultés de chacun devant l’imprévisible. La Gratitude est un puissant moyen de sérénité et de calme.

Aujourd’hui près de 2,6 milliards d’individus sont confinés dans le monde à cause du coronavirus. Les mesures gouvernementales de distance physique sont indispensables, toutefois nous sommes des animaux sociaux qui avons besoin de relations sociales.

Une étude faite par la Harvard Medical School sur une période de 75 ans, a mis en évidence que le bonheur et la santé dépendent avant tout des bonnes relations avec les autres.

La proximité sociale s’avère cruciale.


Alors, je ne pensais jamais écrire ceci un jour mais les réseaux sociaux et le téléphone jouent ici leur meilleure partition : permettre de maintenir le lien social, permettre les élans de solidarité, la connivence entre les gens et surtout de cultiver nos relations avec nos familles et nos amis.


Bon skyp’apéro.


Sylvie Marchal https://www.sylvie-marchal-coaching.com



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